Inadmissible !
La presse sénégalaise
Lors de la cérémonie de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales de ce mardi 3 Mai, le secrétaire général du Synpics (syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal), Bamba Kassé affirme : « 29 quotidiens sont dénombrés au Sénégal, près de 400 sites d’informations ont été recensés, des Web tv à la pelle et le tout en violation flagrante du code de la presse ». Quelle anarchie ! Tous les secteurs de ce pays sont en crise mais la presse bat le record.
Lors de la cérémonie de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales de ce mardi 3 Mai, le secrétaire général du Synpics (syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal), Bamba Kassé affirme : « 29 quotidiens sont dénombrés au Sénégal, près de 400 sites d’informations ont été recensés, des Web tv à la pelle et le tout en violation flagrante du code de la presse ». Quelle anarchie ! Tous les secteurs de ce pays sont en crise mais la presse bat le record.
Les
professionnels des médias ont tendance à sermonner les autres ; à
s’occuper des « maux » des autres alors qu’ils ont beaucoup de choses
à régler à leur sein. Comme disait l’autre : « comment peux-tu dire à ton frère : laisse-moi ôter une
paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ». Charité bien ordonnée commence par soi-même
Tout
comme les partis politiques, la consécration du pluralisme médiatique au
Sénégal a fait pousser les médias comme des champignons. Ce qui a entrainé des
dérives au sein de l’espace public.
Personne n’est contre la liberté de la presse. Mais de quelle liberté s’agit-il ?
Personne n’est contre la liberté de la presse. Mais de quelle liberté s’agit-il ?
Est-ce
une liberté où chacun se réveille un beau jour pour créer son quotidien ?
Est-ce une liberté où des soi-disant chroniqueurs inondent les plateaux de télé en tenant des propos dangereux pouvant déstabiliser l’ordre sociétal du pays ?
Est-ce une liberté où des soi-disant chroniqueurs inondent les plateaux de télé en tenant des propos dangereux pouvant déstabiliser l’ordre sociétal du pays ?
Le
secteur de la presse a besoin d’un « ndeup » pour afin séparer la
bonne graine de l’ivraie. Il est temps de disséquer le journaliste du non-journaliste. Je prends en témoin le nouveau code de la presse. Il faut
concrétiser les assises des médias et mettre en pratique le nouveau code de
presse qui peut être la solution pour redorer le blason de ce « noble
secteur ».
In
fine, il est grand temps que le journaliste retrouve sa place au sein des
médias qu’il avait longtemps cédé aux « toutologues ».
Lamine Ba Diallo
Lamine Ba Diallo

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