Rapport de la Cour des comptes: Entre contes et décomptes
Cour des comptes du Sénégal
Depuis l'apparition du corona virus en Chine, plusieurs pays ont connu leur variant. C'est le cas du variant indien, britannique, celui sud-africain etc. Paradoxalement c'est en 2022 que le Sénégal découvre le sien.
C'est le rapport de la Cour des Comptes publié lundi 12 décembre 2022, portant sur « Contrôle de la gestion du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la COVID 19 (FORCE COVID), Gestions 2020 et 2021 ».
Un variant pas comme les autres car les symptômes étaient presque invisibles jusqu'à ce que les émissaires sortent le communiqué. Bilan : plusieurs cas contacts et quelques cas communautaire. Ironie de l'histoire le ministère de la santé est testé positif.
Le contexte de mise en place de ces fonds peut justifier ces vagues d'indignations. Les fonds été le fruit d’une collecte de solidarité de tous les sénégalais. Du président de la République aux enseignants chacun y a mis sa part. Et au retour, c'est une petite bande ''déconfinée'' qui s'en profitait en échange de quelques miettes octroyés à la population. Quel braquage sordide !
Plusieurs rapports sont passés par là. On peut en citer le rapport de l'Ofnac (office national de lutte contre la fraude et la concussion) ou celui de l'IGE (Inspection général d'Etat). A chaque fois, c'est le même scénario. ''La publication créée le tollé dans les médias pour quelques jours, la société civile demande à l'Etat de poursuivre les personnes épinglées. Mais après, tout est mis dans les oubliettes''. Le procureur de la République rechigne souvent à donner une suite aux conclusions des enquêteurs qui épinglent des gestionnaires publics.
A quoi bon donc doter des budgets colossaux à des institutions de contrôles si à chaque fois leurs conclusions sont jetées à la poubelle.
Pis, certaines personnes épinglées telles que les ministres ont tendance, à chaque fois, d'inventer des contes qui ne tiennent pas la route pour justifier leur ''crime''. Et la stratégie qu'ils utilisent le plus souvent est de lancer du discrédit sur ces organes de contrôle.
Chacun, par
ses contes essaie de justifier ses comptes. Mais les Sénégalais, eux, exigent la justice à faire la lumière sur ces comptes.
LAMINE BA DIALLO
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